pour Maria mort en hospice d’aliénés
toutes les étoiles sont des larves qui attendent
d’abord enfants puis feux qui brûlent
à plomb sur les hommes qui dorment
comme des chiffons sur des cartons
sur les bouches d’air des souterrains de la gare
se goudronnent de l’été en amour
les yeux bleus papier carbone
de blonde tendre marie au caniveau
et toute seule papillon n’y arrive pas
et ouvre sur les marches de stuc les billes
qui se heurtent et chantent
septembre est caresse sur le seins
derrière les persiennes court le sang
pourpre de la lymphe
de taudis-prison à prison-taudis
salaud ouvre la cellule c’est le temps
de libres cerfs-volants sur
des champs de pastèques au sang
bouche à bouche avec le compagnon aimé
d’étoile qui filtre les noix
et avec les feuilles qui tristesse tombera
à la cité aux murs de pouzzolane
mûûûres, les mûres – criait
la vieille paysanne courbée sur ses seaux de bois
- pour dix lires je vous en donne un cornet –
doux de l’automne enchantement
coupe la veine d’étoiles et coule
le long de la jupe qui sèche toute tordue
fontaine qui au faubourg rinces
la jupe de son innocence
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Cette poésie pour une jeune fille du faubourg romain Tiburtino Terzo, été écrite à Helsinki(Finlande) dans le quartier Vuosaari en octobre 1971.
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